Déclaration de Benoît Roger-Vasselin, chef de file de la délégation patronale :

« Nous sommes parvenus à un accord équilibré qui montre la force d’un dialogue social responsable de la part des partenaires sociaux. Nous apportons ensemble une réponse de qualité à l’attente des jeunes en dépit de la situation économique terriblement difficile que vit notre pays. Les entreprises, qui souffrent de cette situation, ont néanmoins tenu, avec le contrat de génération, à mettre au point un dispositif adapté au problème de l’emploi des jeunes, en solidarité avec les seniors.

Nous ne souhaitions pas que ce dispositif aboutisse à la mise en place d’un mécanisme compliqué, en particulier s’agissant du « référent » : nous avons donc prévu qu’il ne soit pas nécessairement le senior. La transmission des savoirs est ainsi dissociée de l’embauche d’un jeune et du maintien d’un senior.

Cet accord substitue, dans les entreprises de 50 à 300 salariés, la logique de l’incitation et du dialogue social à la logique des pénalités qui existaient pour les accords seniors. Les organisations syndicales ont compris qu’il fallait que nous mettions en place un dispositif simple à mettre en œuvre.

Le législateur a demandé aux partenaires sociaux de se saisir d’un problème ; en 4 semaines ils ont réussi à parvenir à un accord. Nous en sommes heureux : c’est ce qu’attendent en particulier les jeunes qui ne trouvent pas d’emploi. »